"Albert Nobbs" de Rodrigo Garcia
Adaptation de la nouvelle La vie singulière d'Albert Nobbs écrite par l'auteur irlandais George Moore, ce film, interprété par la brillante Glenn Close (récompensé du Prix de la meilleure actrice à Tokyo en 2011), trace le portrait d'un personnage attachant sur fond de crise sociale irlandaise. Sorti en salles le 22 février 2012.
> La fiche du film:
Réalisateur: Rodrigo Garcia (Les passagers ; Série Six Feet Under)
Scénaristes: Glenn Close, Gabriella Prekop, John Branville & Istvan Szabo (d'après l'oeuvre de G. Moore)
Acteurs principaux: Glenn Close (Les liaisons dangereuses ; Mars Attack, ...), Mia Masikowska (Alice au pays des merveilles ; Restless), Aaron Johnson (Nowhere boy ; Kick-ass), Janet McTeer (Les hauts de Hurlevent), ...
> Synopsis (by Allociné):
Au XIXème siècle, dans l’Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d’Albert Nobbs, en tant que majordome.
> Histoire intrigante mais racontée avec une lenteur qui nous assomme d'ennui. Voilà le piètre résumé que je ferai de ce film malheureusement. J'en attendais beaucoup, l'histoire paraissait vraiment captivante. De plus, l'allure du personnage d'Albert Nobbs dans la bande-annonce a éveillé en moi un souvenir de Chaplin mais version irlandais. J'en attendais donc du rythme, de l'énergie, de la musique même. Mais forcé constater qu'il n'en est rien. Une bande originale minimaliste, des longueurs à répétitions et surtout, surtout, un manque de "punch" dans l'ensemble du scénario qui rend ce long-métrage long à regarder. Pour être clair, on s'ennuie très vite.
C'est une grosse déception puisque les acteurs sont tous très bons. Glenn Close est d'ailleurs, comme souvent, fantastique. Emouvante et très touchante dans le rôle complexe d'Albert Nobbs en quête d'une identité, à la poursuite d'un rêve, d'une autre vie. Belle performance toute en finesse et en émotion de la part de l'actrice qui sait mettre parfaitement en lumière la phrase "We are all disguised as ourselves" (Nous sommes tous les costumes de nous-mêmes). Les seconds rôles sont tous bien interprétés, aucun souci non plus à ce niveau-là. Alors pourquoi l'ensemble pêche-t-il autant? Peut-être était-il hasardeux d'adapter une nouvelle en 2heures de film. Histoire trop courte pour une durée trop longue? Sans aucun doute. Quoiqu'il en soit, l'interprétation admirable de Glenn Close ne suffit pas à embarquer le spectateur dans un scénario plat et monotone. Dommage.
En bref, Albert Nobbs ne tient pas sa promesse. C'est l'ennui qui prend malheureusement le pas sur l'émotion. Scénario trop peu rythmé et absence d'énergie atténuent l'enthousiasme que les performances des acteurs ont pu faire naître chez le spectateur.
> Bande-annonce: