"Survivre avec les loups" de Vera BELMONT

Publié le par les-critiques-de-yuyine

Film de 2008, adaptation du roman du même nom écrit par Misha Defonseca. Drame autour du thème de l'holocauste.

 

Synopsis (by Allociné):

 Une petite fille de 8 ans parcourt l'Europe nazie à la recherche de ses parents.
Elle s'appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d'être déportés. Elle ne sait qu'une seule chose : ils sont à l'est. A l'aide d'une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l'Ukraine à pied, traversant l'Allemagne et la Pologne, dans l'espoir de les retrouver.
Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.
Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.
Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l'une des leurs.

 

http://imados.fr/content/6/6/3/206636/survivre-avec-les-loups_affiche1_movie_medium.jpg     Je me suis demandée après le visionnage de ce film si je devais en faire une critique, si je trouverais suffisamment de choses à en dire. En effet il s'agit du genre de film que l'on peut regarder quand on a rien à faire ou bien par curiosité mais que l'on oubliera très rapidementpar la suite.

Ce drame tourne autour de l'holocauste, la jeune Misha va devoir se battre dans l'espoir fou de retrouver ses parents arrêtés par les allemands et traverse donc toute l'Europe. L'enfant est malheureusement à mon goût beaucoup trop insupportable! Pour le coup, je ne m'y suis pas du tout attaché bien au contraire et la suivre m'a rapidement ennuyé. Les scènes avec les loups sont par contre des plus belles. Une vraie complicité se joue, un peu comme dans le film Le Renard et l'Enfant de Luc Jaquet sorti à la même période. Cependant, si, comme moi, vous êtes peu amateur de viande saignante attendez-vous à être quelque peu écœuré. Vivre avec les loups signifie aussi manger crue certains animaux et les scénaristes ne se sont pas gênés pour nous rajouter de l'hémoglobine à tout va.

L'histoire en elle-même a subit de grands raccourcis (par rapport au livre), aseptisant quelques scènes ou  en écourtant un peu trop certaines les rendant inutiles au film. Quand aux acteurs, mis à part la petite fille (Mathilde Goffart)que je n'ai pas trop aimé tant son jeu sonne faux, le casting est plutôt bon et Guy Bedos est toujours aussi attachant dans le rôle d'Ernest.J'aimerais quand même voir Oscar et la dame rose pour voir si cette jeune actrice a évolué concernant sa manière de jouer.

Je ne suis pas très tendre avec je le conçois et c'est sans doute suite à la rancœur que j'ai eu envers Misha Defonseca, auteur du livre dont est tiré ce film. Celle-ci a déclaré pendant des années avoir réalisé une œuvre autobiographique alors qu'il n'en est rien. L'histoire est inventée de toute pièces. Et malgré sa qualité, la supercherie a malheureusement teinté le tout d'un goût amer.Le film en lui-même n'est pas si atroce, mais il ne fait pas certainement pas parti des films à voir avant de mourir. Préférez pour l'histoire et pour le "récit de voyage" dramatique Les Chemins de la liberté; pour les liens de complicité entre une enfant et un animal, Le Renard et l'Enfant.


Bande-annonce:

 


 

Publié dans Cinéma

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