La sorcière de Portobello, roman de Paulo Coelho

Publié le par les-critiques-de-yuyine

http://www.images-chapitre.com/ima1/original/396/6541396_3549350.jpg> Le livre: La sorcière de Portobello de Paulo Coelho, Editions Flammarion (puis J'ai Lu), 2007, 281p., 6€ en poche.


> Le pitch: Qui est Athéna, si charismatique et si vulnérable à la fois? Fille adoptive d'une famille libanaise exilée à Londres, elle rencontre à l'université le futur père de son enfant. Bouleversée par la maternité, elle part à la recherche de sa mère biologique, une gitane roumaine.

Paulo Coelho retrace le voyage initiatique de la mystérieuse Athéna à travers le prisme de ceux qui l'ont connue. Une magnifique leçon de vie et d'amour.

 

> Auteur à succès (commerciaux?), Paulo Coelho signe ici un livre original mais qui maintient endormi l'intérêt du lecteur. Ce roman se présente comme le début d'une enquête policière. Un corps de femme assassinée est retrouvé à Londres, femme qui a fait beaucoup parlé d'elle et présentée comme la sorcière de Portobello. L'enquêteur s'intéresse alors à son existence et interroge les personnes qui ont pu la cotoiyer dans son intimité. Nous passons de témoignage en témoignage, d'une personne à l'autre, chacune apportant sa pierre à l'édifice et construisant ainsi la vie d'Athéna. Ce procédé très original est pour le moins perturbant dans les débuts de la lecture. Nous finissions finalement pas nous habituer à cette organisation et suivons tant bien que mal le récit. Bien sûr, des périodes de sa vie manquent, son état d'esprit n'est jamais restranscri avec précision mais c'est là l'intérêt du livre: Athéna est mystérieuse même pour ceux qui l'entourent et elle se doit de le rester pour nous.

Malgré cela, forcé de constater que le lecteur devient un spectateur mis de côté par ce procédé. L'intérêt porté à l'histoire baisse alors progressivement et nous nous ennuyons finalement en parcourant les divers témoignages vides d'action et de nouveauté. Se présentant finalement comme un long monologue au différents masques, ce roman lasse. Bien entendu, nous ne pouvons pas retirer à Coelho l'art d'écrire avec subtilité et poésie, ni la faculté de décrire des personnages atypiques et parfois touchants. Mais cela ne suffit pas à faire de ce roman un livre immanquable malheureusement. 

Pourtant les sujets évoqués sont pour la plupart captivants lorsqu'ils sont bien traités: spiritualité, divinité, doutes, maternité, sorcellerie et amour... Cependant, même si ces aspects semblent chers au coeur de l'auteur, celui-ci ne parvient pas à captiver à son tour le lecteur qui se perdra finalement dans toutes ses explications abusives et cet excès de profondeur dans une réflexion sans aboutissement si ce n'est un grand point d'interrogation. C'est ainsi que le livre commence et c'est ainsi qu'il se termine. Déception finale qui laisse un goût plus qu'amer pour ceux qui ont finalement réussi à l'achever. 

 

 


 

 

Publié dans Littérature

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