La boîte de June, livre de Déborah Galopin

Publié le par les-critiques-de-yuyine

> Le livre : La boîte de June de Déborah Galopin, Editions Kirographaires, 232 pages, 19,45€.


LA_BOITE_DE_JUNE_une.jpg> Le pitch : Lorsque June, jeune fille énigmatique et rêveuse, couche sur papier ce qui lui emplit le cœur et l’esprit, elle enveloppe ses mots d’émotions pour livrer des textes poignants.

Personne torturée et constamment en quête d’elle-même, elle dévoile ses maux et ses sentiments les plus intimes à travers son journal, y mêlant amour, amitié, solitude et mal-être intérieur.

La boîte de June, est le récit quotidien d’une jeune fille qui pourrait bien se cacher au fond de nous tous, elle évoque les souffrances de l’adolescence et donne libre cours à ses réflexions sur l’essence même de la vie.

Noyée parmi l’encre de ses mots, elle n’aspire qu’à une chose : être en paix et en harmonie avec son âme.

 

> J'ai choisi le livre sans savoir que le personnage de June, dans lequel doit, je le pense, apparaître l'auteur, me correspondrait autant. J'ai été troublée par les similitudes des réflexions que j'ai pu avoir à cet âge, des questionnements qui aujourd'hui encore me traversent l'espritet des détails plus personnels tel que ma présence le même jour au même endroit (à un concert). C'est donc troublé que j'ai parcouru, que dis-je, dévoré ce livre. Et j'ai bien du mal aujourd'hui à vous en faire une critique suffisamment objective.

J'ai fortement apprécié l'écriture assimilée à un journal sans que l'on tombe dans le « trop intime », dans l'ennui d'une vie banale. Ici, June/Déborah nous amène sur des chemins de pensée, nous fait part, certes de ses soucis, mais surtout de ces interrogations (sur la vie, sur l'amitié, sur le destin...). Tout le monde a, un jour ou l'autre, eu des questionnements similaires sur le fait de grandir, sur la peur de l'avenir inconnu, le regret du passé, et c'est ce qui rend ce livre attachant et troublant. L'auteur n'écrit jamais de la « merde people » comme elle le dit, bien au contraire. Ce n'est pas un journal du type « aujourd'hui j'ai fait ça », ça va au-delà et c'est fortement appréciable! De même, la façon dont il est écrit n'est pas celle que l'on a classiquement lorsqu'on a un personnage adolescent. Quel bonheur de ne pas avoir ce stéréotype du jeune qui ne sait pas aligner deux phrases correctes!C'est très certainement le jeune âge de son écrivain (20 ans) qui permet d'éviter cette erreur que font souvent les auteurs adultes (oubliant qu'à l'adolescence il y a aussi de l'intelligence).June s'interroge beaucoup mais donne aussi des leçons: le besoin de s'évader, de profiter de cette vie si belle que l'on gâche pour un rien. Mais, comme nous tous, elle ne trouve pas les solutions pour arrêter de se soucier des petits soucis de son existence...

Malgré tous ces points positifs, j'ai été parfois lassé, notamment lorsque les parties « réflexion philosophique » s'arrêtent et que l'adolescente nous parle de sa vie. Bien qu'intéressant on assiste à de nombreuses répétitions des mêmes scènes qui trahissent un manque de confiance en soi, un vide d'attachement et d'amour à combler, un besoin d'exister. Certes touchants, ces passages manquent selon moi de profondeur et de constructionet ne m'ont pas captivé. Alors, certes, sans cela ça n'aurait plus été un journal et le personnage de June ne serait apparu que comme une tête pensante vide d'existence, mais malgré tout, forcé de constater que je me suis lassé dans ma lecture partrop de problèmes à répétition, sans réel avancementdu début à la fin du texte. Autre point négatif, des fautes assez importantes apparaissent à la lecture(par exemple pour un texte daté un vendredi qui commence par « […] comme chaque fin de week-end » ou situer le tremblement de terre de Haïti à Tahiti...), ce qui m'a suffisamment dérangé pour que je n'arrive pas à complètement plonger dans ses pages.

June reste tout de même une jeune fille qui nous paraît familière, une partie de nousplus ou moins flagrante et c'est avec trouble et donc émotion que j'ai terminé ce livre. Pour répondre à la question de l'auteur en toute fin, je dirais: oui, la prochaine fois je te suivrais dans ton monde imaginaire.

 

> Extrait: « Réalité, faudrait-il que je grandisse? Que je quitte « Alice au pays des merveilles »? Non, je ne veux pas! Laissez-moi dans le terrier du Lapin blanc, j'ai pris l'habitude de cet espace confiné où je me sens désormais à l'abri. J'ai toujours préféré m'enfermer dans l'imaginaire en me créant une chrysalide contre le monde extérieur. Vouloir la faire disparaître signifierait faire disparaître une partie de ce qui constitue ma personnalité. » [page 83]

 

[Cette critique a été publiée sur le site: http://www.les-agents-litteraires.fr/]

 


Publié dans Littérature

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B
Je pense acheter ce livre. Toutes les chroniques que j'ai lu et qui parlent de ce livre sont toutes positives. Alors oui, je vais acheter ce livre et sûrement me reconnaître dans cette adolescente.
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L
<br /> <br /> Il est vrai que les critiques sont assez unanimes, cette jeune auteur est très prometteuse. Bon achat et bonne lecture dans ce cas! :)<br /> <br /> <br /> <br />
H
Je suis d'accord avec toi ! J'ai trouvé aussi dommage qu'il y ait autant de fautes, mais au final ce qui ressort de ma lecture c'est toutes les émotions que le livre m'a données. :)<br /> <br /> PS : je me rends compte qu'on a toutes les deux terminé nos chroniques en répondant à la question de l'auteur lol.
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L
<br /> <br /> Oui j'ai vu ça ^^!!<br /> <br /> <br /> Au final nos deux critiques se rejoignent pas mal! Merci d'être passé par ici et d'avoir pris le temps de commenter.<br /> <br /> <br /> <br />